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François Burland dessine des monstres, des tyrannosaures, des chevaux qui mordent l'air et des chiens qui attendent qu'on ait le dos tourné pour nous avaler. La honte se boit face à cette oeuvre, comme du petit lait. On s'y cherche soi-même, et chaque tableau ricane de notre effroi. chez Burland, je préfère tout!, ces carnets de croquis, ses scènes préhistoriques, ses poyas revisitées, ses jouets coupants comme des rasoirs. Lui surtout.

Caché dans son alpage, Burland invente un monde à rêver et à faire des cauchemards,tout en même temps. Ce n'est pas donné à tout le monde, à part le père Noël, ou le Pape.

Burland dessin, peint et grave couché par terre. Une épopée truculente et fantasmagorique jaillit de tout son être et nous déboule dessus. Marin des montagnes, il envoie de temps en temps ses bateaux en boites de conserve faire fifille dans les musées. Il ne faudrait pas s'aviser de monter à bord. On s'y ouvrirait le ventre au moment de remonter les filets.